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Projet scientifique

Le Centre de Recherche sur l’Habitat (CRH) est l’une des cinq équipes de l’UMR LAVUE (CNRS 7218). Situé à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine, il réunit une vingtaine de chercheur·e·s et une trentaine de doctorant·e·s. Le Centre de Recherche sur l’Habitat associe l’architecture et les sciences sociales. Il se caractérise par une synergie interdisciplinaire (architecture, urbanisme, géographie, sociologie, anthropologie, sciences politiques, paysage) ainsi que par une implication dans les milieux non académiques par des contrats de recherche et des inscriptions citoyennes.

Rapport d’activités 2019-2020

Les travaux des chercheur·es du CRH sont consacrés à l’analyse des mutations de l’habitat humain et anthropisé. Ils traitent des politiques de l’habitat, du logement et de l’habiter, des processus politiques de production de la ville à travers les problématiques patrimoniales et environnementales, des acteurs de la conception architecturale et urbaine, des formes d’engagement et de pratiques habitantes et des espaces publics et communs.
Les terrains étudiés sont aussi bien français qu’internationaux ou Les terrains étudiés se situent dans le monde entier.

Espaces habités, engagements résidentiels et vulnérabilités

Dans le sillage des travaux pionniers sur l’habitat pavillonnaire menés dans le milieu des années 1960, le CRH poursuit la réflexion sur les espaces habités, aussi bien à l’échelle du logement que du quartier et de ses équipements. Une part de ses recherches met en tension « habiter » et « loger », en étudiant différentes sortes de logements : sociaux, précaires ou de passage qui expriment, à des degrés divers, des vulnérabilités résidentielles. Une autre part porte sur les formes d’engagements dans l’habitat : habitat partagé et/ou participatif, innovations sociales et prise de conscience environnementale. Les politiques du logement et les choix résidentiels sont aussi étudiés, notamment dans les quartiers populaires soumis à des recompositions sociales. À l’échelle internationale, un certain nombre de travaux observent les transformations des habitats dits traditionnels et celles qu’induit la mondialisation dans les processus d’identification et d’appropriation de l’espace.

La ville en train de se faire ou de se défaire

Depuis les années 1980, les travaux fondateurs du CRH analysent les mutations des modes de fabrication de la ville sous l’angle des formes architecturales et urbaines et de la ségrégation sociale et spatiale.
Les transformations urbaines sont analysées au prisme des politiques publiques et de la régulation des normes d’habitat, des stratégies de patrimonialisation, des mobilités et des questions environnementales et énergétiques. Elles sont aussi appréhendées sous l’angle des métiers, en particulier celui d’architecte, et des acteurs de la production de l’espace. Les compétences et légitimités professionnelles, habitantes et citoyennes sont étudiées, de même que la dialectique conception-réception de l’architecture et la question des qualités architecturales et urbaines de la ville.

Espaces publics, environnement et patrimoine

L’écologie urbaine est envisagée à travers les questions environnementales et patrimoniales. Elle traite des pratiques et des politiques de l’espace public et de la recherche d’une meilleure utilisation des ressources. La question environnementale est aussi concernée par les usages de l’écologie dans l’architecture ainsi que par la transition vers la ville durable et la sobriété. Les jardins urbains, les équipements de transport, les usages de l’eau, les pratiques énergétiques et les paysages, sont touchés par ces problématiques. Les questions de genre, ainsi que celles de la place des enfants sont également liées à ces enjeux.
Les espaces publics, travaillés par la question patrimoniale, sont des espaces de construction identitaire. Les phénomènes de patrimonialisation de bâtiments ou de quartiers constituent souvent des scènes de confrontation de représentations, de projets et de discours. Ils donnent à voir l’histoire et la pluralité des mémoires, qu’elles soient congruentes ou conflictuelles, notamment celles de l’immigration ou des populations dites « indésirables ».

Théories, recherche, pédagogies

Les travaux sur la participation et sur les modalités du partage des savoirs entre chercheurs, professionnels de l’architecture ou de l’urbain, médiateurs de la concertation, habitants et citoyens engagés, ont des conséquences sur l’enseignement de l’architecture et de l’urbanisme. Ils portent sur les conflits ou controverses auxquels les projets donnent lieu. Les enseignants-chercheurs du CRH sont engagés sur ces questions. Ils développent une réflexion sur les formes, les processus et les contenus des enseignements ainsi que sur les passerelles entre les disciplines et les univers académiques des écoles d’architecture et des universités. Ils invitent à des innovations pédagogiques dans l’enseignement du projet urbain, mais aussi dans la diffusion des connaissances.

Les mots-clés du CRH