Diana Galos

L’habitat rurbain - des intérêts publics et privés dans le périurbain de Cluj, Roumanie

ED :Espace, temps, culture

Université de rattachement : Université Paris Nanterre

Directeur : Yankel Fijalkow

Cotutelle : Dana Vais - Université Technique Cluj-Napoca, Roumanie

Année d’inscription : 2021

Diplôme précédent : Architecte ; Espace, temps, culture

Financement : Bourse du Gouvernement Français

Référence HAL-SHS :

Résumé de thèse

Cluj-Napoca, une ville secondaire de Roumanie est devenue une zone importante d’un point de vue socio-économique parce qu’elle a connu une urbanisation remarquable ces dernières années, en particulier à la périphérie de la ville. Pendant les dernières années, l’industrie informatique s’est considérablement développée en Roumanie et en 2020, l’industrie informatique était le domaine avec le plus d’employés (19 215 sur un total de 186 125) . Le niveau des salaires dans ce domaine est bien supérieur au salaire moyen dans l’économie, ce qui a entraîné un déséquilibre sur le marché immobilier. A Cluj, le prix du logement est le plus élevé de Roumanie, tant en termes de loyers qu’en termes d’achat. On peut faire une équivalence entre le prix d’un appartement en ville avec le prix d’une maison en périurbain, et l’intérêt pour un logement qui combine les avantages du rural et de l’urbain s’est encore accru au cours de la dernière année. A Cluj, on assiste à une hydridation de l’habitat dans le territoire périurbain. Cette étude se base sur un echantillon de villages qui répond à une grille de critères établis pour définir cette hybridation. Les principales points d’ intérêt concernent : la production de l’habitat (y compris son coté politique, économique et juridique), la forme architecturale et les modes de vie de ceux qui l’habitent. L’enjeu est de trouver les potentielles discordances productives qui apparaissent entre ces trois couches. Dans ce contexte, la question que nous proposons est : Quel est l’impact sur le territoire de l’ émergence de formes hybrides d’habitat dans le périurbain de Cluj et comment pourraient-elles s’inscrire dans une stratégie de développement durable ? Nous proposons l’organisation de la thèse en trois parties. La première consiste à rechercher le vocabulaire et la terminologie spécifiques pour trouver les définitions spécifiques du contexte étudié. Pour accomplir cette phase de recherche, nous proposons l’étude de la littérature spécialisée et la recherche des situations d’habitat hybride aussi diverses que possible en Roumanie. Suite à cette phase, une base de données sera rassemblée, ainsi qu’une liste d’exemples qui serviront de référence dans l’étude. Deux des résultats concrets de cette phase pourraient être une exposition et la publication d’un article dans des ouvrages spécialisés. La deuxième partie consiste à identifier le contexte législatif existant et les stratégies de développement au niveau national, régional, départemental, local applicables aux zones où se produisent des phénomènes d’habitat hybride, identifier les ressources locales disponibles et potentielles qui pourraient soutenir le développement de l’habitat durable dans les zones étudiées, et finalement analyser les études de cas choisies. Une partie importante de cette étape est la comparaison et la superposition des intentions politiques sur la réalité construite et vécue et sur le potentiel des ressources locales. L’objectif est d’identifier les incohérences entre ces trois couches, afin de trouver des améliorations. Les méthodes proposées pour la recherche sont : la cartographie, la photographie et l’observation (pour identifier la qualité de l’environnement bâti, de l’architecture, du paysage, mais aussi le niveau des infrastructures existantes), des entretiens avec des habitants (locaux et nouveaux), des représentants des administrations locales, des spécialistes travaillant sur le territoire. Suite à l’identification des problèmes, ainsi que des aspects positifs qui en découlent, on souhaite proposer la création des groupes de discussion dans lesquels réunir plusieurs acteurs (habitants, représentants des administrations locales, agents économiques, aménageurs, société civile), à travers lesquels on espère stimuler des partenariats pour le développement durable de la région.