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Nadine Roudil

L’empreinte des corps ingénieurs dans les politiques de sobriété énergétique françaises

Date de parution : Septembre 2022

Éditeur : Quæ

Collection : ouvrage collectif, la fabrique de la ville en transition, dirigé par M. Fenker, I. Grudet et J. Zetlaoui-Léger.

Pages : 75-88

Open source : https://www.quae.com/produit/1751/9782759235612/la-fabrique-de-la-ville-en-transition

Référence HAL-SHS : https://www.quae.com/produit/1751/9782759235612/la-fabrique-de-la-ville-en-transition

Résumé

La période de l’action publique qui a fait de la ville durable un principe en matière d’aménagement de la ville a engagé un processus qui a conduit à privilégier dans la fabrique urbaine la question énergétique au détriment d’autres considérations environnementales.
Les origines de cette orientation donnée à la lutte contre le changement climatique à l’échelle urbaine, véhiculées par l’usage du terme « transition » en France, se trouvent dans le rôle conféré au corps des ingénieurs dans les phases préparatoires du Grenelle de l’environnement en 2006 et dans la préfiguration d’un certain nombre de mesures qui donneront leur substance aux lois Grenelle I et II, puis à la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, en 20153.
La participation des ingénieurs et ingénieures aux comités opérationnels du Grenelle les transforme en rédacteurs des feuilles de route institutionnelles qui dicteront la manière de concevoir le bâtiment, l’habitat ou la ville du futur, fondée sur des référentiels techniques.