Nadine Roudil

Inégalités d’appropriation du logement et de l’habitat

Date de parution : Avril 2022

Collection : Revue, Lien social et politiques, n°87

Domaines : Lien social et politiques

Direction : Numéro dirigé avec Hélène Bélanger (Département d’études urbaines et touristiques - UQAM)

Référence HAL-SHS : https://www.erudit.org/fr/revues/lsp/2021-n87-lsp06905/

Résumé

Le logement, en tant que réalité physique offrant des possibilités de s’abriter et de pratiquer des activités quotidiennes, est central pour le bien-être physique et psychologique des populations, et pour le développement des milieux de vie. Mais cet objet investi matériellement et symboliquement par des ménages perd parfois de sa valeur d’usage pour devenir un simple objet de spéculation, et ce, à différentes échelles. Ces deux visions du logement (un droit fondamental versus un bien marchand) se confrontent dans l’espace public et médiatique, et influencent la fabrique de la ville, ce qui n’est pas sans incidence sur les trajectoires résidentielles des populations. Le processus de marchandisation du logement, dont ce numéro cherche à éclairer les caractéristiques les plus contemporaines, est engagé depuis la fin du XIXe siècle alors que certains États, dont la France, dévoilent les prémices de politiques publiques du logement. Ils adoptent les premiers actes législatifs concernant le logement social (1894) et, plus tard, les premières aides à l’accession à la propriété privée (1928). Ces moments, s’ils sont différents selon les pays, font néanmoins du logement un objet profondément politique partout dans le monde. Ce numéro a alors pour objectif d’éclairer les différents types de rapports « socioinégalitaires » d’appropriation du logement et de l’habitat dans ses formes individuelles et collectives, et dans ses différentes logiques à partir d’une mise en perspective internationale de la question.

Document-joint
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