Eva Nora-Couot , Sabrina Bresson (dir.), Yankel Fijalkow (dir.)

Alternatives et innovations en temps de « crises », enquête sur de nouvelles formes d’habiter au XXIe siècle

Directeur de thèse : Yankel Fijalkow, Sabrina Bresson

Discipline : Sociologie - Urbanisme

Année d’inscription : 2022

Université, école doctorale :

Résumé

Cette thèse a pour objectif de documenter et questionner des modes d’habiter et des pratiques alternatives, collectives et écologiques en milieu rural. Les formes d’habitats collectifs étudiés se regroupent communément sous différentes terminologies telles que celles d’ “écolieu”, d’ “écovillage”, ou encore, depuis la naissance de l’association éponyme, de « hameau léger ». Les habitant.es qui choisissent d’y vivre s’y installent, hors des cadres de la famille et de la colocation, dans des habitations dites “légères, mobiles ou éphémères” (HALEM) organisées autour d’espaces partagés qu’ils éco-construisent ou éco-rénovent. Face aux multiples définitions données par les différents acteurs associatifs, scientifiques et institutionnels, comment catégoriser et nommer cet objet protéiforme ? En mobilisant une approche ethnographique, on pourra révéler des modes d’habiter que l’appareil statistique actuel peine à décrire, alors qu’elles manifestent des aspirations et des besoins nouveaux.

Alternatives and innovations in times of "crises", investigation on new ways of living in the 21st century.

summary

The purpose of this thesis is to document and question alternative, collective and ecological ways of living and practices in French rural areas. The communal homes studied can be referred to as “ecovillages”, “communes”, or “ecological intentional communities”. Inhabitants who chose to live there settle, outside of house-sharing or family standards. The homes they use are called “leightweight” (they can be caravans, yurts, geodesic domes, etc.) and are organized around shared spaces that they restore or build in an ecological way. Facing the multiple definitions given by associations, scientists, and institutional actors, how can we name and categorize this multifaceted object ? By mobilizing an ethnographical approach, we will reveal shapes of housing that the current statistical tools have trouble describing even though they manifest new aspirations an