Viviane André

Stagiaire, Etudiante en architecture

Statut et établissement de rattachement : Etudiante (Master 2 en architecture), ENSA Paris Val de Seine, Stage de recherche au CRH de 6 mois en 2016-2017

Thèmes de recherches : Adaptation de l’habitat aux transitions démographiques contemporaines.
Vieillissement, habitat, rénovations urbaines, centre-bourgs.

Biographie

Viviane ANDRE est étudiante en architecture à l’ENSA Paris Val de Seine. Dans le cadre de son master, elle a réalisé un stage de recherche de six mois au CRH dans le cadre d’une étude sur l’adaptation de l’habitat aux transformations démographiques contemporaines, intitulée « habiter demain ».
En parallèle, elle a rédigé un mémoire portant sur les vulnérabilités et résistances des anciens des quartiers HLM face aux rénovations urbaines.

Autres

Mémoire de master en architecture

La population mondiale vieillit. Les enfants du « Baby-boom » atteignent aujourd’hui l’âge de la retraite et les conséquences dans le domaine du logement, commencent à se faire sentir. Nous vivons de plus en plus vieux. Dans les années 2025, la génération des baby-boomers atteindra 80 ans, âge auquel il est reconnu une dépendance accrue. Or, se loger, c’est trouver un abri, c’est le lieu de sa construction personnelle. C’est un lieu que l’on maîtrise, par le biais duquel on construit son image. Ainsi, plus qu’un repaire, c’est également un repère1, le lieu où les souvenirs s’organisent. A l’heure du grand âge, ces significations du logement s’exacerbent. Les conditions d’habitat des personnes âgées deviennent progressivement un enjeu majeur de notre société.
Dans ce contexte, nous proposons de nous pencher sur les comportements et les capacités d’adaptation des anciens des quartiers HLM face aux rénovations urbaines. En effet, notamment depuis la création de l’ANRU en 2003, les grands projets de rénovation urbaine métamorphosent de nombreux quartiers jugés en difficulté. Ces anciens, locataires du parc social depuis de nombreuses années, sont des ménages doublement vulnérables (par l’âge et la modestie de leurs revenus). Ils semblent plus fragiles face aux rénovations urbaines, aux démolitions et au relogement. Quelles sont leurs capacités d’adaptation ?
Au travers d’entretiens semi-directifs avec des anciens des quartiers HLM de la ville des Ulis, ayant subi un relogement, nous avons pu dresser des portraits. En puisant dans leur histoire personnelle, professionnelle et résidentielle, nous avons analysé leurs relations à l’espace : L’espace habité, le territoire personnel et les mobilités, l’espace affectif, l’espace-temps. La mise en place de morphologies de relations à l’espace, issues de l’histoire personnelle de chaque habitant, permet de mieux comprendre les comportements face aux rénovations urbaines et laisse apparaitre le lien étroit entre histoire personnelle, morphologie de relation à l’espace et capacités d’adaptation face aux épreuves de la vie, comme celle de la rénovation urbaine.