Maroun  ANTOUN

Doctorant CRH

Statut et établissement de rattachement : CRH-LAVUE UMR 7218 CNRS, ENSA Paris-Val de Seine 3-15 quai Panhard et Levassor Paris 75011

Thèmes de recherches : L’Urbanisme de la Transition au prisme d’une gouvernance partagée : Écoumène d’une ré-humanisation et laboratoire de la ville de demain face aux
moments de crises. Étude de cas d’émergence de lisières urbaines sociétales au Liban, Vecteur d’innovation de la résilience urbaine.

Discipline d’inscription : Aménagement de l’espace, Urbanisme

Année de la première inscription : 2020-2021

Année d’inscription à Nanterre : 2020-2021

Biographie

Résumé

L’urbanisme de la Transition, dans toutes ses variantes, se présente comme un mode innovant de planification et d’aménagement dans la fabrique urbaine, bouleversant la logique de la pensée aménagiste traditionnelle du projet urbain et faisant face aux contextes de complexité et d’incertitude. Une relecture du rôle des acteurs, en relevant des besoins locaux et en identifiant les approches territoriales des communautés confessionnelles au Liban, permet de définir une politique de gouvernance partagée et une vision d’enjeux et de défis qui génèrent, influencent ou handicapent un modèle libanais d’urbanisme de la transition. Des procédés comparatifs seraient établis entre différents projets d’urbanisme transitoire dans la région d’Île-de-France ou autres qui contribueront à fonder la réflexion sur des expériences empiriques en vue d’un chantier du transitoire pour un territoire libanais plus inclusif et résilient et une société plus solidaire.
En fonction d’une précarité urbaine, et en termes d’inégalités ou d’injustices socio-spatiales se tracera une trajectoire urbanistique sous forme de cartographie des possibilités d’émergence de lisières urbaines sociétales, espaces de transition et de synergie, en cas d’urgence ou de crise, entre diagnostic et risque, promouvant une décentralisation des villes et une re-politisation des friches urbaines libanaises. Ce nouveau mode institutionnel vient principalement répondre aux besoins des plus démunis et vulnérables, ceux qui n’ont ni le calibre d’un éventuel projet urbain, ni le temps d’attendre sa réalisation. En traitant cette double problématique de sans-abrisme et de résilience urbaine, l’urbanisme de la transition, mu par une approche participative, constituera un potentiel de changement sociétal, un laboratoire de la ville de demain. Dans l’inattendu, la vie urbaine s’invente du neuf dans un espace symbiotique ouvert et partagé – dans un écoumène de transition. En transitant le vivre-ensemble et le savoir-faire du transitoire, l’urbanisme de la transition ne se projette-t-il pas dans l’atemporel… devenant ainsi protagoniste de patrimonialisation ?