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Sandrine Hilderal , Yankel Fijalkow (dir.)

Traces et politiques urbaines dans les quartiers populaires hérités des années 1950 à Fort-de-France (Martinique)

Directeur de thèse : Yankel Fijalkow

Discipline : Lettres et Sciences Humaines

Date de soutenance : 22 mars 2013

Université : Paris Ouest Nanterre La Défense

École doctorale : ED 395 « Milieux, Cultures et Sociétés du Passé et du Présent »

Jury : Michel Desse, Professeur à l’Université de Poitiers (rapporteur), Yankel Fijalkow, Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris Val-de- Seine (directeur), Anne Hublin, Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris Val-de-Seine, Denis Martouzet, Professeur à l’Université François-Rabelais de Tours (co-directeur), Colette Vallat, Professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, Vincent Veschambre, Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon (rapporteur)

Résumé

Fondée au XVIIe siècle, Fort-de-France a connu une longue phase d’évolution géographique et morphologique. Depuis une soixantaine d’années, les politiques nationales de l’habitat et du logement ont eu un fort retentissement sur les projets urbains locaux. Des opérations de rénovation urbaine d’envergure ont été décidées et entreprises au sein des quartiers populaires de la ville. Compte tenu des différentes formes du renouvellement urbain, une série d’études de cas a permis une analyse des transformations de cinq quartiers remarquables, à partir de la notion de « trace urbaine » qu’il s’est agi de décrypter. En tant que vestiges des pratiques sociales et repère spatio-identitaire, les traces permettent de réinterroger la mise en œuvre des projets locaux dans leur imbrication avec les politiques nationales et recomposent les modalités de réappropriation de l’espace par les différents acteurs – ordinaires ou institutionnels – en présence. Notre démonstration met en évidence deux logiques principales de mise en mémoire et de réinvestissement des traces, l’un directif et l’autre négocié. L’intérêt de cette investigation est de rendre compte des enjeux ,associés à l’effacement et au maintien des traces dans le cadre de la patrimonialisation puisque ce processus contribue à définir l’identité culturelle, la valeur et la richesse de ces quartiers. C’est donc dans une dimension à la fois sociale, spatiale et symbolique que se place notre recherche.

Summary

Tracks and current urban policies in the popular districts inherited from the 1950s in Fort-de-France (Martinique)

Founded in the XVIIth century, Fort de France has experienced a long process of geographical and morphological evolution. For the last 60 years on, local urban projects have been framed according to national housing and living policies. Wide-scale urban renewal projects have been decided and undertaken within the most popular districts of the city. As these urban evolutions were shaped by different factors, a series of case studies enabled to lead a detailed analysis of the transformations undergone by five conspicuous districts of the city, from a notion of “urban tracks” that we’ve needed to identify. As they are vestiges of social practices and landmarks for spatial identity, tracks araise questions about how they impact the implementation of local projects in accordance with national policies ; and how they redefine ways of re-appropriation of space through all the actors involved – either ordinary or institutional.
Our study highlights two major logics of memory-making and reinvestment of tracks, the first being directive, the second more negotiated. The interest in such an investigation is to account for the stakes involved in the disappearance and the preservation of tracks within the framework of patrimony development, because these processes have contributed in defining the cultural identity, the value and the wealth of these districts. Our research will be led by these social, spatial and symbolic patterns.