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Martine Bouchier

Territoires Esthétiques, Muriel Van Vliet « Expérience esthétique : archéologie et histoire »

Mardi 8 décembre 2015

Séminaire Doctoral : Territoires Esthétiques

Horaire : 9h30 et 12h30

Lieu : ENSA Paris Val-de-Seine, Salle 705

Organisateurs : Martine Bouchier Université Paris Ouest, ED 395, Laboratoire CRHLAVUE (UMRCNRS 7218).

Invitée : Muriel Van Vliet, membre de l’équipe de recherche du CEPA à l’université Paris 1 et membre associé de l’équipe Philosophie des normes à l’université Rennes 1

Territoires Esthétiques

Sommes-nous suffisamment sensibles aux conditions de production et de réception des choses qui conditionnent notre environnement ?
L’art n’a pas toujours été abordé comme lieu d’une expérience particulière, susceptible de prolonger l’expérience sensible ordinaire et de concentrer l’attention sur l’expérience affective pour en venir à l’approfondir. L’avènement de la psychologie et de la sociologie ont invité progressivement à se déprendre de l’approche antique de l’art construite de manière métaphysique sur l’opposition de l’essence et de l’apparence (Platon) et de l’esthétique rationaliste classique caractéristique de la Modernité (Boileau, Batteux) pour mettre l’expérience esthétique au cœur de l’approche de l’art. Mais de manière alternative à l’approche empiriste anglaise (Shaftesbury, Hume, Hutcheson), d’autres voies ont éclairé l’art comme expérience, au nombre desquelles on peut compter le criticisme kantien, la morphologie goethéenne et la phénoménologie merleau-pontienne.
Alors que la pertinence même de la notion d’expérience esthétique se trouve contestée, en raison d’une méfiance envers le subjectivisme, tant par les défenseurs d’une ontologie d’obédience heideggerienne que par une grande partie de la philosophie analytique privilégiant une approche logiciste et propositionnelle (N. Goodman), le pragmatisme américain (J. Dewey) redonne quant à lui tout son sens social et politique à l’expérience esthétique. Le tournant anthropologique en esthétique suscité par l’avènement de l’ethnologie ouvre en outre également une nouvelle manière de lire l’art comme expérience collective symbolique, une forme de rituel certes, mais que l’on peut aussi partiellement détacher de la fonction d’expression du contenu d’une religion particulière pour en lire la portée universelle (A. Warburg, M. Leiris, C. Severi).
C’est à la fois l’histoire de cette notion et son actualité pour éclairer les pratiques artistiques contemporaines qui seront l’objet de cette conférence.

Pour plus de précisions sur le programme du colloque ainsi que celui de la saison 2015-2016 des journées Territoires Esthétiques, nous vous invitons à consulter les documents joints.

Documents-joints
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