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Martine Bouchier

Territoires Esthétiques, Ludovic Duhem « Simondon et la techno-esthétique »

Mardi 12 janvier 2016

Séminaire Doctoral : Territoires Esthétiques

Horaire : 9h30 et 12h30

Lieu : ENSA Paris Val-de-Seine, Salle 705

Organisateurs : Martine Bouchier Université Paris Ouest, ED 395, Laboratoire CRHLAVUE (UMRCNRS 7218).

Invitée : Ludovic DUHEM, Artiste et philosophe. Chercheur associé à l’Université de Lille3. Responsable de la recherche et enseignant en philosophie de l’Art et du Design à l’ESAD Orléans et à l’ESAD Valenciennes. Membre du CIDES (Centre International des Études Simondoniennes).

Territoires Esthétiques

Sommes-nous suffisamment sensibles aux conditions de production et de réception des choses qui conditionnent notre environnement ?
À la toute fin de son œuvre, dans un brouillon inachevé d’une lettre adressé à Jacques Derrida, Gilbert Simondon formule une proposition théorique originale : la « techno-esthétique ». Cette proposition repose sur l’idée qu’il existe un « spectre continu » qui relie la technique et l’esthétique, l’opératoire et le sensible, l’action et la contemplation. Partant de cette idée, il s’agit d’élaborer une « axiologie intercatégorielle » capable de rendre compte de la « force esthétique » de la technique et de la « technicité » de l’esthétique sans reconduire les oppositions héritées de la tradition métaphysique qui en font des réalités sans communication.
Bien qu’elle ne soit que programmatique, la « techno-esthétique » proposée par Simondon montre sa valeur explicative dans l’analyse d’objets aussi divers que le Centre Pompidou de Piano et Rogers, le couvent de La Tourette de Le Corbusier, la Tour de l’exposition et le viaduc de Garabit d’Eiffel, les maisons à colombage, la cisaille Facom, la Jaguar Type E et la 2 CV, le conditionnement du riz, l’antenne d’émission radio, le château d’eau, le sourire de la Joconde, le cheval de course et de trait, la marche et la natation humaine, etc., et cela en accordant une attention majeure au mouvement, au corps, au besoin et au plaisir, dans la relation à la nature et au sacré (...)

Mon intervention consistera principalement dans une lecture transversale de l’œuvre de Simondon pour tenter d’expliciter ce qu’est la « techno-esthétique ». Dans un second temps, je proposerais en complément ma propre conception de la « techno-esthétique », qui s’élabore comme un prolongement critique de la pensée de Simondon à l’époque de la mondialisation et du numérique.

Pour plus de précisions sur le programme du colloque ainsi que celui de la saison 2015-2016 des journées Territoires Esthétiques, nous vous invitons à consulter les documents joints.

Documents-joints
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