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Claire Lévy-Vroelant, Dioly Suzanne Niang

Suzanne Dioly Niang

Femmes migrantes du Sénégal : Enquête sur les trajectoires de réussite

Directeur de thèse : Claire Lévy-Vroelant et Florence Bouillon

Discipline : Architecture, la ville, l’urbanisme et l’environnemen

Date de soutenance : 27 novembre 2019 à 14h30

Lieux : UMR LAVUE 7218 Université de Paris 8 Saint-Denis, Salle des thèses, espace Deleuze, bat A.

Université, école doctorale : École Doctorale 401 Sciences sociales université de Paris 8 Saint-Denis,

Jury : Claire Lévy-Vroelant, t Florence Bouillon

Résumé

Cette thèse est dirigée par Mmes Claire Lévy-Vroelant et Florence Bouillon

« Femmes migrantes du Sénégal : Enquête sur les trajectoires de réussite »

Cette thèse porte sur la migration de femmes sénégalaises en France, et sur la manière dont celles-ci conçoivent l’idée de « réussite ». Si le projet migratoire des femmes sénégalaises rencontrées peut être lu comme un projet d’émancipation, l’expérience migratoire vient bousculer et réorganiser de nombreuses normes et de valeurs transmises au sein de la société d’origine. La situation en France peut également être très différente de celle imaginée initialement. Un objectif central de cette recherche est de comprendre les mécanismes de distinction des identités masculines et féminines au sein de la société sénégalaise, et les effets des valeurs égalitaires puisées dans l’espace d’accueil sur la construction des identités et des trajectoires de ces femmes. Les rapports sociaux de sexe sont ainsi au cœur de la recherche, en ce qu’ils structurent pour une large part à la fois les possibilités de départ et les conditions de vie des femmes sénégalaises dans leur société d’origine, et les (re)configurations relationnelles, identitaires et professionnelles auxquelles va donner lieu le séjour en France.

La première partie de la thèse retrace les conditions de la construction de l’objet de recherche, et pose la question de la posture de la chercheure, si proche de son objet. Elle explicite les relations qui se sont nouées avec les 25 femmes dont le récit de vie a été recueilli au cours d’entretiens répétés. La migration des femmes sénégalaises est ensuite resituée dans le contexte général des migrations internationales et dans les systèmes de valeurs et de normes en vigueur dans le pays d’origine, eux-mêmes changeant avec le temps. Enfin, la troisième et dernière partie de la thèse analyse les représentations de la réussite développées dans les récits, et la manière dont ces femmes mettent en mots leur propre itinéraire et lui donnent sens. Les expressions en wolof sont largement mobilisées. Le lien est alors tissé avec les « modèles » d’origine, recomposés et réévalués avec l’inscription dans la durée du séjour en France.