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Agnès Deboulet, Amélie Flamand, Claudette Lafaye, Benjamin Leclercq, Khedidja Mamou

Quartiers-tremplin

Ville ordinaire, citadins précaires : transition ou disparition programmée des quartiers-tremplins ?

Financeurs : PUCA

Coordination : Florence Bouillon (Centre Norbert Elias)

Équipe : CRH-LAVUE ; Agnès Deboulet, Amélie Flamand, Estelle Gourvenec, Claudette Lafaye, Benjamin Leclercq, Khedidja Mamou.
Centre Norbert Elias & Telemme : Gwenaëlle Audren, Virginie Baby-Collin, Florence Bouillon, Assaf Dahdah, Hélène Jeanmougin, Johanna Lees, David Mateos Escobar, Marie Hélène Poggi, Marion Serre.

Durée : 2015-2016

Résumé

Ce projet se situe à l’interface de la ville ordinaire et de la ville-lumière, en postulant une relation d’interdépendance entre les deux. Il se propose d’interroger les modes de production réciproque entre ces deux configurations à la fois sociale et spatiale en se penchant sur la double figure du quartier en transition et du quartier tremplin, dont on considère qu’il remplit « des fonctions particulières d’intégration à l’urbain mondialisé » et participe pleinement des processus de métropolisation.
Nous partons de l’hypothèse que l’intervention de la puissance publique ayant vocation à favoriser le rayonnement international des villes a pour corollaire la fragilisation, le déplacement, voire la disparition des quartiers-tremplins. Dans les deux métropoles que nous proposons d’investiguer (Marseille-centre, Paris et sa proche banlieue), les quartiers de transit sont d’une part en mutation, d’autre part menacés dans leurs fonctions hospitalières. Comment la ville ordinaire parvient-elle alors à se maintenir dans une position de centralité, et avec quelles perspectives d’avenir ? Quel est son potentiel de résilience et sa capacité de survie ? Les transformations dont elle est l’objet participent-elles d’une fragmentation urbaine accrue ou, a contrario, d’une réintégration dans la ville des espaces supposément marginalisés ? Pour les habitants précaires, les transformations en cours signifient-elles davantage d’opportunités ou davantage d’enfermement, plus de mobilité ou plus de relégation ? L’arrivée de nouvelles populations se traduit-elle par des processus de normalisation ? On se propose de répondre à ces questions en croisant les regards et les investigations sur des terrains offrant une palette complémentaire de visages : Belleville, Ivry Confluences et le quartier gare de Saint Denis pour la métropole parisienne, Noailles, Belsunce, Le Chapitre et Le Panier pour la métropole marseillaise. Les configurations socio-spatiales de la ville ordinaire en mutation programmée seront saisies à trois niveaux : « par le bas », à travers la manière dont la ville se fabrique au quotidien par les habitants de ces quartiers, par le prisme des mobilisations associatives et de résidents, enfin par l’analyse du positionnement des acteurs et techniciens du projet urbain.