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Darysleida Sosa Valdez

Les Quartiers sans-droits au développement durable

La réhabilitation écologique des barrios à Saint-Domingue

Directrice de thèse :
Laurence Feveile

Co-directeur de thèse :
Pedro J. García Sanchez

Discipline :
Architecture et ville

Année d’inscription :
2015

Université, école doctorale :
Université Paris Nanterre, école doctorale ED. 395 « Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent »

Financeur :
EL Ministerio de Educación Superior, Ciencia y Tecnología (MESCYT)

Résumé

En République dominicaine plus de la moitié de la population urbaine habite dans des quartiers dits informels, insalubres et dangereux. Les habitants des barrios sont considérés comme n’ayant pas de conscience environnementale. Les acteurs publics s´inspirent encore des modèles traditionnels : tabula rasa, grands travaux d´aménagement et d´embellissement pour réaliser les travaux d´aménagement dans ces quartiers. Actuellement, ces interventions visent la protection environnementale avec une approche hygiéniste, sous prétexte que les habitants de barrios n´ont pas la capacité d´avoir un mode de vie sain et responsable, compatible avec leur milieu. Pourtant, en regardant attentivement, il est possible d´identifier certaines pratiques sociales, architecturales et urbaines comportant des caractéristiques écologiques. Cette recherche en architecture et ville s’intéresse justement à l’exploration et l’analyse de ces quartiers autoconstruits (barrios) avec l’objectif d’identifier les dynamiques de construction/autoconstruction de réhabilitation/autoréhabilitation urbaine. Il s’agit d’observer à l’intérieur des barrios les manifestations urbaines autochtones, les modes de vie et les pratiques, d’une part, pour construire un concept de « ville durable » compatible avec le contexte social, d’autre part, pour évaluer les possibilités et les limites vers une transition écologique. Cette thèse tentera ainsi de savoir comment les quartiers autoconstruits à Saint-Domingue peuvent définir des principes de « ville durable » et participer au changement des paradigmes dans la production de la ville.