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Joël Chirino Gomez , Bernard Haumont (dir.)

La déterritorialisation du projet urbain. Le cas des musées Guggenheim

Directeur de thèse : Bernard Haumont

Dicipline : Lettres et sciences humaines

Date de soutenance : 30 janvier2015

Université : ENSA Paris-Val de Seine

École doctorale : aménagement et urbanisme (ED 395)

Jury : Véronique Biau (AUCE, CRH/LAVUE, ENSA Paris-Val de Seine), Anne Fournié (MC, Université Paris Est Créteil, co-directrice de thèse), Maria Gravari-Barbas (professeur, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Bernard Haumont (professeur, ENSA Paris-Val de Seine, directeur de thèse), Béatrice Mariolle (MA, ENSA Paris-Belleville, rapporteur), David Navarrete (professeur, Universidad de Guanajuato, Mex., rapporteur), Pascale Philifert (professeur, Université Paris Ouest Nanterre)

Résumé

Le début du XXIe siècle est marqué par une transformation constante qui façonne le monde à travers les dynamiques générées par la globalisation. Celles-ci ont progressivement transformé la configuration économique, politique, sociale et culturelle des villes à l’échelle mondiale et dans quasiment toutes les activités humaines et disciplines comme l’urbanisme. Ainsi les villes cherchent à garder ou à trouver un positionnement stratégique sur la scène internationale, souvent à partir d’une planification stratégique. Au sein des nouvelles démarches « stratégiques » est né le projet urbain dit « déterritorialisé », sous la forme d’une formule transposable. La thèse s’intéresse à la déterritorialisation du projet culturel et en particulier à celle des musées Guggenheim.
Les projets « déterritorialisés » sont définis par des grands développeurs internationaux qui les transposent dans différentes villes, de manière à ce qu’elles puissent en tirer le maximum de bénéfices et vice-versa. Les effets attendus sont généralement d’ordre économique et d’image, ce qui séduit les responsables des villes, en quête de tels projets. Quelle est la nature de tel projet ? Quelles sont les conditions de leur déterritorialisation et de leur importation ?
La globalisation a favorisé la reproductibilité universalisée du projet urbain afin qu’il soit conçu selon un modèle de production en réseau, c’est-à-dire grâce à une série d’alliances stratégiques au niveau mondial entre les équipes`de cOncdpteurs, les demandeurs et les investisseurs. Ceci nécessite l’échange des savoir-faire et des expertises conjuguées en transformant l’échelle d’intervention du projet. Alors quelle dialectique s’établit entre le global et le local, s’agit-il d’une échelle « glocale » ? Selon quels modes opératoires se fabrique donc le projet déterritorialisé ? Comment modifie-t-il la gouvernance urbaine ?
Pour répondre à cette question, nous prendrons un cas symptomatique de cette déterritorialisation : le réseau global des musées Guggenheim dans 3 villes différentes : New York (ville d’origine du réseau Guggenheim), Bilbao (antenne du réseau Guggenheim) et Guadalajara (future antenne Guggenheim).

abstract

The early twenty-first century goes though a fast-changing process that shapes the world through multiply dynamics generated by globalization. This context has transformed the economic, political, social and cultural configuration of cities worldwide and in virtually all human activities and disciplines such as urban planning. Nowadays, cities are trying to keep or enhance a strategic position on the international scene, by developing a strategic urban planning. A new "strategic" concept was born called "deterritorialized" urban project, in the form of a transposable formula worldwide. This thesis focuses on the deterritorialization of cultural projects and in particular those from the Guggenheim Foundation.The "deterritorialized" projects are defined by major international developers transposing them into different cities as strategies that produce benefits to the cities, and vice versa. This allows developers to increase their cross-border activities by exploiting the potential of the international market. What is the nature of such a project ? What are the conditions required for their import ?Globalization has led to a universalized reproduction of urban projects which are based on a model of networked production. The networking of this model requires the exchange of know-how and expertise combined in order to transfer the project to different cities. What dialectic is established between the global and the local scales ? Is it a "glocal" scale ? According to what procedures this project can be deterritorialized ?This raises several questions on how to design new urban projects. How does it change urban governance ? To answer this question, we propose to explore a symptomatic case of the Guggenheim’s network in three different cities : New York, Bilbao and Guadalajara.