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Jean-Pierre Frey

Donat-Alfred Agache et le plan de Rio de Janeiro

Mai 2006

Date de parution : Mai 2006

Éditeur : Éditions du patrimoine

Collection : Monum, les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine,
N° 18/19

ISBN : ISSN 1296-4077

Domaines : Patrimoine et Architecture

Référence HAL-SHS :

Résumé

Lorsque Antônio Prado Junior, maire de Rio de Janeiro de 1927 à’1930, ambitionne de donner à sa ville l’allure d’une capitale digne d’un Brésil en pleine expansion, c’est à Donat-Alfred Agache qu’il fait appel. Dès 1926, un plan d’ensemble pour cette ville était apparu comme une nécessité. La renommée internationale du personnage et les lnitiatives françaises en matière d’élaboration des Plans d’Aménagement, d’Embellissement et d’Extensionde la loi Cornudet de’1921 et 1924

-  comme, du reste, la mise en place des premiers enseignements d’urbanisme à l’Écote des Hautes Études urbaines au lendemain de la Première Guerre mondiale -, devaient offrir à Agache l’occasion de donner pleinement la mesure de ses talents de planificateur et d’analyste de la composition physique et sociale des villes. Né le 24 février 1875 à Tours. cet ârchitectê formé à l’École des beaux-arts de Paris par Laloux, et féru de sciences sociales au point d’avoir professé la sociologie appliquée à l’architecture au Collège libre des sciences sociales avant de sortir de I’ENSBA * Par Jean-Pierre Frey, architecte et sociologue, membre du comité d’orientation des Cahlers de la recherche architecturale et urbaine. (il est diplômé en 1905), sera l’un des promoteurs et théoriciens les plus actifs de cette discipline moderne naissante qu’est l’urbanisme.
Dès 1903, il entreprend une première tournée de conférences dans le monde et sera missionné en 1904 par le Musée social pour se rendre à l’exposition de Saint Louis aux États-Unis. Membre de la section d’Hygiène urbaine et rurale du Musée social dès sa création en 1908, Agache entend faire advenir une nouvelle démarche dans
l’aménagement des villes. Membre fondateur de la Société française des Urbanistes en 1913 (il en fut le vice-président au début des années trente), il présente les caractéristiques de militer pour [’introduction des sciences sociales dans le profil professionnel et la formation des aménageurs, et de confier à la géographie et aux sciences sociales le soin de fournir un cadre théorique de référence dans l’analyse urbaine. Dans un article intitulé « Un exemple de sociologie appliquée : l’urbanisme » publié en avril 1935 dans Les Études sociales et transcrivant une conférence donnée
à Paris dans le cadre de la Société.