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Aurélien Ramos , Martine Bouchier (dir.)

Circulation des idées et des formes dans les pratiques paysagistes contemporaines

Directrice de thèse : Martine Bouchier

Discipline : Architecture et ville

Année d’inscription : novembre 2015

Ecole doctorale : Université Paris Ouest Nanterre La Défense, ED 395 « Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent »

Résumé

Face aux enjeux écologiques et énergétiques planétaires, le mode d’aménagement de notre cadre de vie doit se remettre en question.
 Pour engager cette transition, le paysage, en tant que champ de la conception qui considère la ville et les territoires comme des milieux vivants apparaît comme le domaine le plus en adéquation avec le contexte contemporain.

Pourtant, si l’engouement pour le paysage comme phénomène de société semble acter cette prise de conscience sociale, qu’en est-il des pratiques effectives de fabrication et d’aménagement du cadre de vie ?

La transition écologique et énergétique induit un changement de paradigme qui se traduit par un bouleversement du système de valeurs et une remise en question de la responsabilité éthique du concepteur à l’égard de la société.
La transition entre un mode de conception traditionnel et des pratiques alternatives, revendicatrices, engagées est en cours. Elle amène à interroger la mobilité, la circulation et la pérennité des modèles paysagers.

Ce travail de recherche vise à éclairer la pratique paysagiste contemporaine comme un phénomène de société, un acte politique et un acte esthétique. A la fois réalité physique et objet culturel, résultat de représentations immatérielles et de fabrications concrètes, fait socio-culturel et activité économique et professionnelle, il s’agira de penser la pratique paysagiste comme une pratique industrielle participant au développement de l’économie créative.

En s’intéressant à la circulation des modèles entre professionnels et amateurs, entre les domaines du privé et du public, entre pratiques formelles et informelles, le but n’est ni de parvenir à un définition en négatif du paysage comme champs exclusif de la fabrication de l’espace, ni de le diluer et de le perdre suivant la maxime « tout est paysage ». Parvenir à accepter la mobilité des idées et des formes du paysage, par delà les clivages, c’est inventer une définition du paysage pleinement inscrite dans les processus de mutation en jeu dans le monde contemporain.