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Martine Bouchier, Dominique Dehais, Xavier Lagurgue, Mathieu Le Barzic

Appel a communication - Colloque territoires esthetiques

Fabrication d’un territoire esthetique - La Seine de Paris au Havre - Mardi 13 juin 2017

Lieu : ENSA-NORMANDIE

Horaires :

Comité scientifique : Martine Bouchier, Professeure ENSAPVS, CRH/LAVUE Yankel Fijalkow, professeur ENSAPVS, CRH/LAVUE, Dominique Dehais, Professeur ENSA-Normandie, ATE-Normandie, Bernard Haumont, CRH/LAVUE Philippe Nys, Professeur émérite Paris XIII, Fréderic Saunier, ENSA-Normandie, ATE-Normandie

Organisateurs : Martine Bouchier, Professeure ENSAPVS, CRH/LAVUE, Dominique Dehais, Professeur ENSA-Normandie, ATE-Normandie, Xavier Lagurgue, Architecte, Maître assistant ENSAPVS, doctorant Terest CRH/LAVUE, Mathieu Le Barzic, Architecte, Maître assistant à l’ENSA-B

Fabrication d’un Territoire Esthétique - La Seine de Paris au Havre

Le colloque Fabrication d’un territoire esthétique : la Seine de Paris au Havre est une initiative du groupe d’étude et de recherche Territoires Esthétiques (TEREST), laboratoire CRH-LAVUE UMR CNRS 7218, (ENSA-Paris Val de Seine) et de l’équipe de recherche ATE-Normandie. Il bénéficie du soutien de l’ ENSA de Normandie.

L’appel à communication pour ce colloque s’adresse aux chercheurs, praticiens, doctorants, artistes dont les travaux ont abordé d’une manière ou d’une autre les territoires esthétiques de la Seine. L’objectif de ce colloque est de contribuer à développer une réflexion sur les dimensions esthétiques et non seulement fonctionnelles ou économiques du fleuve. La Seine vue depuis son cour et non seulement depuis ses bords, les paysages, les aménagements, les pratiques.
Nous posons l’hypothèse que la fabrication d’un territoire esthétique est un processus de longue durée activé par un ensemble d’idées, de projections, d’actions qui construisent les représentations sensibles et favorisent les pratiques et la perception du territoire étendu. La culture que cela produit oriente les décisions des multiples opérateurs qui agissent sur ce territoire, que cela soit dans le cadre institutionnel, politique, associatif ou individuel. Le maillage relationnel entre ces différentes parties prenantes et la géographie de la Seine de Paris au Havre, pourrait définir les données sensibles d’un territoire esthétique.

Nous faisons le constat que dans les différents projets préfigurant la métropolisation du Grand Paris, rares sont ceux qui intègre dans le processus du projet une approche esthétique de la Seine et de ses abords. Ces projets la qualifient pourtant comme « lieu magnifique » ou « site d’exception » et donnent des indications précieuses sur son esthétique marquée par ses méandres, ses anses, ses îles, ses cités fluviales, les confluences, les ports et les embarcadères. Ces dispositifs suggèrent que l’esthétique de la Seine se révèle à travers des appropriations multiples (fonctionnelles et hédonistes) des bords du fleuve, par des expériences physiques et le plaisir de l’eau. On ne saurait en effet comprendre l’esthétique de la Seine sans évoquer les ambiances des grandes forêts et de la végétation lacustre des plaines alluviales, des gravières, des sablières, ainsi que les potentialités biodiversitaires de la faune et de la flore.

Depuis les impressionnistes qui proposaient une perception particulière des sites et des milieux naturels en cherchant l’essence d’un paysage non-anthropisé dans la beauté des brumes et les lumières, les nouvelles données du territoire esthétique de la Seine aujourd’hui, canalisée, maîtrisée, déplacent l’approche esthétique vers les activités fluviales et les paysages industriels qui jalonnent son cours de Paris au Havre.

Construire les territoires esthétiques de la Seine aujourd’hui passe donc par quatre grandes idées : celle du maillage culturel et patrimonial, celle du rôle des représentations, des récits, des imaginaires, celle du paysage en train de se construire par les actions en cours qui révèlent la présence du fleuve et enfin celle de son appropriation physique et visuelle qui réinstalle des relations directes à l’eau.
La Seine pourrait-elle être considérée comme le monument éco-esthétique des territoires qu’elle traverse ?

Le résumé de votre communication de 1500 à 2000 signes devra être envoyé au plus tard le vendredi 31 mars 2017 à l’adresse suivante : territoiresesthetiques@gmail.com
L’annonce de la sélection par le comité scientifique sera faite le 10 avril 2017